"L'activité d'autopartage est définie par la mise en commun, au profit d'utilisateurs abonnés, d'une flotte de véhicules de transports terrestres à moteur. Chaque abonné peut accéder à un véhicule sans conducteur, pour le trajet de son choix et pour une durée limitée." (article 19 du projet de loi Grenelle 2)

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9 novembre 2010

Comment la ville réinvente-t-elle la voiture?

A signaler : Un Café-Géo à Strasbourg le 18 novembre 2010 à 20h
Présentation par l'organisateur :
La place de la voiture est un sujet central dans les débats sur la ville durable. Aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement de réduire le nombre d’automobiles mais aussi l’ampleur de son usage. On observe actuellement une évolution rapide des mobilités urbaines : les déplacements sont désormais associés à des services, le véhicule – auto, vélo – devient lui-même un service et non plus un objet, les systèmes d’information en temps réel et de géolocalisation changent les comportements, etc.

La mobilité durable peut-elle pendre la forme d’une réinvention des usages de la voiture en ville ? Quelle place doit-on lui laisser et sous quelles formes ? Quelles sont les limites de ces évolutions ?
Intervenants :
Antoine BEYER, Maître de conférences de géographie à l’Université de Paris IV
Jean-Baptiste SCHMIDER, Directeur d’Auto’trement, coopérative d’autopartage
Source : Forum des écoquartiers via Crévilles

20 février 2010

Autopartage et habitat collectif


Habiter un immeuble tout en mutualisant certains espaces et moyens, créer de véritables solidarités de voisinage dans un projet à taille humaine alliant convivialité, responsabilité, économies, entraide, écologie et démocratie. C'est ce que propose les futurs habitants du Village vertical, association rassemblant une douzaine de ménages, créée en 2005 à Villeurbanne.

Les villageois seront collectivement propriétaire de leur immeuble, et locataires de leurs logements, dans le cadre d’une gestion démocratique interdisant toute spéculation et tout profit.
Ce type d'habitat collectif a été créé afin de répondre aux multiples questions économiques, environnementales et sociales en proposant des solutions innovantes : potager, buanderie commune, chambres d'hotes, production photovoltaïque et autopartage ! Après avoir résolu les difficultés juridiques et administratives, le service d'autopartage lyonnais Autolib devrait s'implanter dans le village vertical en louant deux places de parking.
Plus d'information : lien vers l'article original

Alpes Autopartage et Car Liberté fusionnent !

Alpes Autopartage et Car Liberté, services d'autopartages de Grenoble et Chambéry/Aix-les-Bains fusionnent pour donner naissance à une société coopérative d'intérêt collectif (SCIC) qui permet aux collectivités locales de participer au capital à hauteur de 20%. C'est cette structure qui est en place à Strasbourg (Auto'trement) ou à Lille (Lilas Autopartage).

Cette fusion marque aussi une nouvelle étape vers la concentration annoncée des activités d'autopartage en France, notamment depuis l'arrivée de grandes entreprises comme Hetz, Avis et peut-être la SNCF et la RATP sur le projet Autolib à Paris. Notons aussi le développement de la société alsacienne Auto'trement au-delà de ses frontières historiques avec la création d'une nouvelle SCIC à Besançon (démarrage du service Autocité en mars 2010).
Cette tendance que l'on a observé dans les pays précurseurs (Mobility, opérateur unique en Suisse ou Zipcar, leader mondial avec plusieurs centaines de milliers d'abonnés aux Etats-Unis) pourrait se heurter à la diversités des situations locales et à la multiplicité des acteurs. Si le modèle SCIC se développe (Alsace, Lille,...), on retrouve des associations (Loire Autopartage), des régies (Otolis à Poitiers) ou des SEM (Autolib à Lyon).

28 janvier 2010

Le covoiturage, ce grand inconnu de nos déplacements quotidiens (1/2)

Stéphanie Vincent, chercheuse à l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) nous parle de covoiturage, une des formes, avec l'autopartage, d'usage optimisé de la voiture.

Partie 1 : Petite histoire du covoiturage en France

Partager sa voiture aide à réduire les frais de déplacements, permet de se faire des amis et – cerise sur le gâteau – c’est bon pour l’environnement ! Tels sont les arguments fréquemment avancés par les promoteurs du covoiturage pour rallier les autosolistes à cette pratique. En ces temps de mobilisation écologiste généralisée, penchons-nous plus particulièrement sur cet usage pour mieux le comprendre. Ou quand une sociologue s’intéresse au covoiturage…

Le covoiturage, un truc nouveau ?

Si le covoiturage occupe le devant de la scène médiatique depuis une petite dizaine d’années, il n’est pourtant pas né au début des années 2000. En effet, le covoiturage ne semble être qu’une forme d’autostop organisé. L’autostop existait même avant que ne se répande la possession de voitures particulières. Ainsi, les « hobos », vagabonds de la fin du XIXème siècle, voyageaient clandestinement sur des trains de marchandises pour traverser d’est en ouest le territoire nord-américain. Plus tard, cette pratique se serait transposée sur les camions, puis sur les voitures particulières.

En France, ce que nous appelons aujourd’hui « covoiturage » semble avoir fait son apparition avec la naissance de l’association ALLOSTOP à Paris en 1958 qui ambitionnait de mettre en relation conducteurs et passagers pour des trajets d’ « autostop organisé ». Cette même association sera l’une des premières à utiliser le terme de « covoiturage », importé de son homologue québécoise en 1989. C’est d’ailleurs cette même année que l’on trouve le terme de covoiturage pour la première fois dans un arrêté des transports.
Développement de la pratique ou visibilité accrue ?
Depuis 1958, d’autres acteurs – associations, entreprises ou institutions – se sont également créées dans le but de développer le covoiturage. Une multitude de sites internet proposent de mettre en relation des covoitureurs pour des trajets exceptionnels (un départ en vacances) ou plus réguliers (particulièrement sur le trajet domicile-travail). Cette explosion du nombre de services de mise en relation de covoitureurs a alors conféré au covoiturage une visibilité accrue. Mais les covoitureurs sont-ils aussi nombreux que les sites ?
Les sites de mise en relation qui n’ont qu’une existence virtuelle sur la toile avaient, jusqu’au milieu des années 2000, de la peine à rendre compte du nombre d’équipages véritablement constitués ; seuls le nombre d’inscrits faisaient l’objet de statistiques. De plus, ces sites visaient plutôt la constitution d’équipages pour des trajets de longue distance et n’ayant lieu qu’une fois.
D’autres services de mise en relation, de statut associatif, se sont implantés dans certaines régions de France. Ces associations mettaient à la disposition des covoitureurs, outre un service de mise en relation, des locaux et un accueil téléphonique. Ces associations se sont développées grâce au démarchage auprès d’entreprises ou d’organisations en proposant un système de mise en relation des salariés pour des covoiturages domicile-travail. Bénéficiant du soutien des institutions locales, certaines sont même devenues au fil des ans des agences de mobilité.
Des entreprises de covoiturage sont même apparues dans les années 2000, qui cherchaient à vendre un service de mise en relation de covoiturage sur les trajets domicile-travail ou lors de certaines manifestations. Mues, à l’origine, par un désir militant de développer cette pratique, elles ont progressivement réussi à faire de leur activité une activité lucrative, notamment grâce à la sous-traitance de réalisation de Plans de Déplacements.
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