"L'activité d'autopartage est définie par la mise en commun, au profit d'utilisateurs abonnés, d'une flotte de véhicules de transports terrestres à moteur. Chaque abonné peut accéder à un véhicule sans conducteur, pour le trajet de son choix et pour une durée limitée." (article 19 du projet de loi Grenelle 2)

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24 décembre 2009

50 ans et sans voiture...

Voici une publicité qui nous vient de Strasbourg, où le service d'autopartage Auto'trement poursuit son développement et renforce sa position de n°1 en province.



22 décembre 2009

stationnement résident à Lyon : l'autopartage oublié...

Suite au débat qui anime l'agglomération lyonnaise sur le stationnement (voir l'article du 15/12 dans Libé Lyon), l'association La Voiture Autrement trouve plus que dommage que la "solution autopartage" n'apparaisse pas dans les discussions alors même :
  • que l'autopartage est justement une solution bien adaptée à la suppression d'une 2ème voiture, bien souvent loin d'être indispensable en centre-ville. Autolib (le service d'autopartage lyonnais) aurait donc pu être utilisé pour faire passer la suppression de la 2ème vignette pour les résidents, mesure qui relève du bon sens.
  • que le Président de LPA qui gère Autolib est adjoint au Maire de Lyon en charge des déplacements et qu'à ce titre il devrait avoir une vision globale cohérente sur les questions de déplacements.

Cet épisode qui peut paraitre anecdotique nous fait douter sur la réelle volonté des élus lyonnais à vouloir développer Autolib à Lyon. Sans une intégration d'Autolib dans la politique globale de déplacements de l'agglomération et sans une communication d'envergure, Autolib risque de rester à la marge.

14 décembre 2009

Objectif 20 000 adhérents

Dans le cadre de la journée sur les modes partagés organisée par Lyon Parc Auto le 30 novembre 2009, les participants ont pu découvrir Communauto, l'autopartage québécois qui vient de fêter son 20 000 abonné en octobre. C'est ce chiffre qu'à repris le président de La Voiture Autrement lors de la table ronde, comme objectif crédible pour l'agglomération lyonnaise, qui n'a rien à envier à Montréal au niveau de l'offre en transports publics et de l'usage du vélo.
20 000 abonnés c'est :
- 8 000 places de stationnement économisées pour laisser plus de place aux piétons, aux vélos, aus bus,...
- Une économie de 13 500 tonnes de CO2 par an, soit environ 5 fois mieux que la mise en oeuvre d'une ligne de tramway de 15 km.
- Un coût quasi nul pour la collectivité (mise à disposition de place sur voirie) car le système s'auto-finance.

Communauto affichait les chiffres d'Autolib Lyon (1 300 abonnés) voilà 10 ans. A Lyon, la question est désormais de savoir quand nos élus souhaitent atteindre cet objectif de 20 000 abonnés qui ne pourra être approché qu'avec une "communication agressive" comme l'a martelé Marco Viviano représentant de Communauto. Avec Vélo'v, le Grand Lyon a montré qu'il était aussi un Grand communiquant. Qu'il fasse de même avec Autolib Lyon !

Pour télécharger les présentations réalisées dans le cadre de la journée sur les modes partagés : cliquez ici

En particulier, retrouvez la présentation de La Voiture Autrement

5 décembre 2009

Quel role social de l'autopartage ?

L’objectif premier de l’autopartage est de diminuer l’usage de la voiture en ville pour répondre à des enjeux divers : pollution, occupation de l’espace, décongestion, bruit, sécurité,… Ainsi, la population cible habituelle est généralement motorisée ou sur le point de l’être. L’autopartage permet de se séparer d’un véhicule ou de l’utiliser de manière plus rationnelle, seulement lorsque les autres modes de transports ne sont pas pertinents (offre en transports collectifs limitée ou inexistante, besoin d’un coffre,…).

Depuis la LOTI (Loi d’Orientation sur les Transports Intérieur), les politiques de déplacements doivent aussi répondre à un enjeu social, celui du "droit au transports".
Dans quelle mesure, l’autopartage peut-il participer à cette politique sociale ? Quels sont les potentiels ? Quels sont les freins ? Quel fonctionnement (lien éventuel avec les associations d’insertion à l’emploi) ?
L'association La Voiture Autrement et le Certu (centre d'études sur les réseaux, les transports et l'urbanisme) proposent d'essayer de répondre à ces questions à travers un travail de mémoire de fin d'études proposé aux élèves de l'école national des travaux publics de l'Etat (ENTPE) de Vaul-en-Velin. En lien avec cette problématique, un deuxième mémoire visera à étudier la faisabilité de la mise en place d'un station d'autopartage à Vaulx-en-Velin pour répondre à de multiples besoins : étudiants et professionnels du campus ENTPE/Ecole d'architecture, personnes en recherche d’emplois, citoyens traditionnels de la ville utilisant ou pouvant utiliser majoritairement d’autres modes de transports, professionnels.

contact : lavoitureautrement@gmail.com

Après Vélocité, Autocité à Besançon

Nous avions annoncé le lancement de l'appel à propositions pour la mise en place d'un système d'autopartage à Besançon. Après quelques mois d'études et discussions, c'est officiel : après le vélo en libre service Autocité, l'agglomération de Besançon lance l'autopartage Autocité en mars 2010 en partenariat avec Auto'trement (opérateur alsacien d'autopartage) et l'Ademe. L'association La Voiture Autrement est également partenaire.

Principales caractéristiques :

- 8 stations (15 à terme)

- 25 véhicules à terme (70% petites citadines, 30% utilitaires)

- 11€/mois + 1,75€ à 2,20€ par heure + 0,34€ à 0,40€ par km (essence comprise)



Jean-Louis Fousseret, maire de Besançon et Jean-Baptiste Schmider, directeur d'Auto'trement lors de la présentation au public (source : www.macommune.info)

1 novembre 2009

Zipcar, leader mondial de l'autopartage !

Créée il y a dix ans à Cambridge (Massachusetts) par de jeunes entrepreneurs souhaitant « redéfinir la façon dont leur génération appréhende les transports », Zipcar est aujourd'hui le leader mondial de l'autopartage dans le monde . 325 000 utilisateurs dans plus de 50 villes d’Amérique du Nord et à Londres se partagent 6 500 véhicules. En s’implantant dans plus de 140 campus américains et en créant des « Fastfleet » ou « flotte rapide » pour les entreprises, l’entreprise Zipcar a un nombre d’utilisateurs qui croît de 100 % par an depuis 2004.


Zipcar est à l'initiative de plusieurs innovations. Dernière en date, un système de réservation mobile au travers d’une application iPhone. Cette application sert à trouver, choisir et réserver une voiture. Mieux, elle permet même de contrôler le verrouillage et le déverrouillage des portes ! Un site web mobile adapté est également disponible pour les autres Smartphones, offrant réservation et géolocalisation des voitures disponibles.
Autre innovation, ZipCar propose des véhicules électriques et hybrides, notamment à Londres où la prochaine étape est de proposer d’ici 2012, 400 véhicules en auto partage dont environ 30 % d’hybrides.


La société génère aujourd'hui 130 millions de dollars de chiffre d'affaire, avec une croissance de 30 % par an, et pense s’introduire en Bourse en 2010.
Cette position dominante est notamment le résultat de la fusion avec son principal concurrent Flexcar en 2007, dont le fondateur Neil Petersen est à l'origine de l'importation du concept d'autopartage aux Etats-Unis en 2000 après la découverte de ce principe en Suisse. A l'époque, il tente de proposer son projet à de grands groupes de location tels qu’Hertz ou Budget. Sans réponse de leur part, il s’associe aux transports publics de Seattle pour créer en 2000, la première société de car-sharing d’Amérique du Nord. Grâce à un investissement personnel modeste, il débute son activité avec deux voitures disponibles dans le centre-ville...

Communauto à Montréal, la référence autopartage pour Lyon !

Lyonnais et québécois vont se croiser prochainement dans le cadre des 22e entretiens Jacques Jacques Cartier, notamment le lundi 30 novembre lors d'un séminaire organisé par LPA sur les modes partagés et la mobilité durable (téléchargez le programme). L'occasion pour La Voiture Autrement de faire le point sur Communauto, le service d'autopartage au Québec. Un article écrit par Alain Hocherau sur le site Voir permet d'en savoir plus.

Communauto, est la 3ème plus grande société d'autopartage au monde derrière Zipcar aux Etats-Unis, et Mobility en Suisse avec 20 000 abonnés et 1000 véhicules. La croissance annuelle se stabilise autour de 25% ce qui laisse entrevoir le potentiel de développement des activités d'autopartage.

En s'inscrivant dans le "cocktail" des mobilités alternatives à la voiture particulière, Communauto permet un usage ponctuel de la voiture aux usagers des transports collectifs, du vélo, de la marche... C'est ainsi que la société a passé plusieurs accords avec les entreprises de transports (le vélo en libre-service Bixi, la société des transports de Montréal) permettant ainsi des tarifs combinés avantageux.

Parmi les résultats, on observe un taux de satisfaction des utilisateurs de 95%, une diminution des km réalisés en voiture d'environ 3000 km/personne/an.

Alors que l'agglomération de Lyon a une taille équivalente de celle de Montréal, que son réseau de transports publics y est plus développé que celui se cousine québécoise, le potentiel de développement de l'autopartage est semblable. Mais la capitale des Gaules a pris du retard avec 10 fois moins d'usagers de l'autopartage et des pouvoirs publics peu présents sur le sujets, notamment en terme de communication, point déterminant pour attirer de nouveaux usagers.

27 septembre 2009

Un service d'autopartage en projet à Angers

« Quand vous avez envie d’un verre de lait, achetez-vous une vache ?
Alors, pourquoi acheter une voiture quand vous n’en avez besoin que de temps en temps ? »


C'est le slogan du site du futur service d'autopartage de la ville d'Angers. Les promoteurs du projet sont à la recherche d'utilisateurs potentiels pour pouvoir démarrer le service. Plus d'information sur www.angers-autopartage.fr/

26 août 2009

Voiture en libre service, Autolib Paris, "one-way" : dérapage non controlé

Comme nous avons pu le relater dans des articles précédents, le projet Autolib Paris du Maire Bertrand Delanoë fait couler beaucoup d'encres. Voir notamment la position de l'association La Voiture Autrement (qui rejoint celle de la communauté technique et scientifique et d'une majorité d'élus), ainsi que quelques réactions dans la Presse.

Autolib Paris, à ne pas confondre avec Autolib Lyon ! Le premier est un projet peu réaliste et dangereux de voiture en libre service, sur le modèle de Vélib/Velo'v (qui eux sont de formidables réussites) où l'on prend une voiture et la dépose dans n'importe quelle station (on parle de système "one-way"). Le second est un service d'autopartage classique où l'on repose la voiture dans la même station qu'au départ. Ce service ne cesse de croitre depuis le transfert de l'activité de l'association LVA à la SEM Lyon Parc Auto, et ce malgré une faible communication et un manque de soutien politique. Autolib Lyon vient de fêter son 1000ème abonné et étudie de nouvelles pistes de développement : stations sur voirie, stations dans des parcs-relais, intégration dans les écoquartiers,...


Après le CA de LPA du 3 octobre 2008, nous pensions que le débat sur le "one-way" à Lyon était clos, les services de LPA et son président Jean-Louis Touraine se montrant fermement opposés à cette évolution, pour les même raisons que développées par l'association LVA. Mais nous nous trompions. Lors du débat en conseil municipal sur l'acquisition par LPA de parts dans l'association des exploitants d'autopartage France Autopartage (FAP), Gilles Vesco, vice-président du Grand Lyon, a rappelé son attachement au principe du "one-way", la seule solution, selon lui, pour développer le système Autolib à Lyon.


Dans cet extrait que l'on peut retrouver sur le site de la ville de Lyon (cliquez ici), c'est d'abord l'innovation technologique qui est mise en avant. Certes, le one-way est un sacré défi technologique puisqu'il nécessite une connaissance précise de la localisation des véhicules et de leur disponibilité future, tant pour l'usager qui cherche une voiture que l'exploitant qui doit optimiser la flotte et rééquilibrer les stations. Mais sur le plan de la mobilité durable, il s'agit d'une vraie régression sociale, économique et environnementale en créant une concurrence avec les services de transports publics pour lesquelles la collectivité investit, à juste titre, des sommes importantes. Ainsi, le "one-way" va à l'encontre de la politique approuvée dans le Plan de Déplacements Urbains (PDU), lui même répondant aux objectifs fixés par la loi de maitrise de l'usage de la voiture.


Gilles Vesco fait alors référence à des "succès", des "chiffres qui explosent". Malheureusement, les quelques retours d'expériences de la sorte que nous connaissons ne vont pas dans ce sens.
  • A La Rochelle, le service Liselec mis en service en 1999 n'est pas une grande réussite et pointe déjà quelques faiblesses (faible disponibilité des voitures, génération de mobilités inutiles liées au rééquilibrage des stations)

  • Plus récemment la ville d'Ulm en Allemagne a mis en place un service de voiture en libre service nommé Car2go (cliquez pour voir notre article sur le sujet). Un article paru en juillet 2009 dans le Monde* y relate l'expérience d'une étudiante qui déclare que l'utilisation des voitures Car2go lui "économise un long trajet en bus". Est-ce réellement ça que nous voulons ? Transférer dans personnes des transports collectifs vers des voitures qui même si elles rouleront un jour à l'électricité seront toujours source de pollution visuelle, d'insécurité, d'encombrement, de congestion et de coûts élevés.
  • Quant au projet de "one-way" à Paris, les élus doivent reconnaitrent qu'ils naviguent un peu à vue, sans trop savoir qu'elle sera la clientèle, avec notamment de grands doutes sur la concurrence avec les transports publics. Des études sérieuses seraient les bienvenues !
Enfin, selon Gilles Vesco, seul le système "one-way" permettrait de développer massivement l'offre en passant par exemple de 100 à 500 voitures. Pourtant, il ne parait pas plus compliqué d'accroitre fortement le nombre de voiture das un système d'autopartage classique. Il s'agit simplement d'une question de volonté politique. L'autopartage classique peut constituer un vrai projet d'agglomération d'envergure. Et justement, c'est ce que montre le service Communauto au Québec dont fait référence, avec maladresse, Gilles Vesco. Contrairement à ses affirmations, il s'agit bien d'un système d'autopartage classique qui compte aujourd'hui 830 voitures et 17 000 utilisateurs, soit dix fois plus qu'à Lyon. Le système a été créé en 1994 à Québec avec, la première année, 3 voitures pour une quinzaine d'usagers ! Cet exemple, comme celui de Mobility en Suisse (1 abonné pour 100 habitants contre 1 pour 10 000 en France...), prouve qu'il est possible d'avoir des résultats significatifs en développant l'autopartage classique de manière massive.




















* Marie de Vergès, "A Ulm, les voitures sont en libre-service", In Le Monde, 16/07/2009 Cliquez ici pour lire l'article

14 août 2009

Auto'trement sur 20 Minutes


On parle d'Auto'trement dans la presse. Créé en décembre 2000 à Strasbourg, ce service d'autopartage géré en SCIC (société coopérative d'intérêt collectif) compte aujourd'hui 1600 abonnés dont 1500 à Strasbourg, soit le premier service d'autopartage français hors Ile-de-France. En se basant sur modèle suisse Mobility, Auto'trement souhaite désormais se développer sur des poles secondaires bien desservis par les transports collectifs urbains et régionaux. Alors que des stations ont déjà été implantées à Sélestat, Colmar, Saverne et bientôt à Haguenau, Auto'trement estime que le concept est rentable dans toute les villes de plus de 12 000 habitants disposant d'un réseau de transports en commun. « De plus en plus de villes moyennes sont intéressées par l'autopartage pour accompagner le cadencement du TER, qui a déjà ralenti l'utilisation des voitures, explique Jean-François Virot-Daub, en charge du développement à Auto'trement. » . Sur Strasbourg, l'objectif fixé est désormais de rendre le service plus lisible en recherchant l'implantation sur voirie, quitte à déplacer des stations actuellement en ouvrage ou dans des co-propriétés.

Lien vers l'article de 20 Minutes

13 août 2009

CityFlitz : la perversion de l'autopartage

Après le "one-way" proposé à Ulm (Car2go) et peut-être à Paris (Autolib Paris), voici la publicité, autre perversion de l'autopartage.

Au coeur de cette nouvelle approche, la société CityFlitz qui, après Toronto et Vancouver, se lance à Montréal en proposant la location d'une voiture pour 1$ par jour depuis juillet 2009 (10 véhicules au lancement). Jusque là, rien de contrariant. L'arrivée d'un concurrent à Communauto, société d'autopartage implantée depuis 1995, peut permettre de stimuler le marché. Mais le prix très faible (il faut tout de mêm ajouter 7$ de frais mensuels et l'essence qui n'est pas comprise, contrairement aux systèmes habituels) cache un concept bien criticable.

Le service est en effet quasi exclusivement financé par la publicité, celle-là même qui a permi aux Vélo'v, Vélib, et autre Bixi de voir le jour un peu partout dans le monde. Dans le cas de CityFlitz les perversions du modèle sont poussées à l'extrême : les utilisateurs doivent rester en ville (donc là où les transports collectifs sont pourtant performants ! ) et dans une zone définie à l'avance pour assurer une visibilité intéressante aux annonceurs. S'ils dévient de leur parcours (repéré par GPS), les utilisateurs pourront être frappés d'une amende de 500 $ !
De plus, les utilisateurs doivent rouler au moins 30 km dans la journée, toujours afin d’assurer un maximum de visibilité. Ainsi la publicité serait vue en moyenne 70 000 fois dans une journée. Une visibilité pour laquelle les annonceurs paient en moyenne 3000 $ par mois. Mais cette contrainte pour l'usager engendre des déplacements inutiles ou en concurrence avec les modes alternatifs.

Parmi les autres contraintes, les abonnés ne peuvent réserver qu’une journée à la fois et doivent ensuite attendre 48 heures avant de pouvoir faire une nouvelle réservation. Autre problème, en raison du prix extrêmement bas, la demande est très forte. Et il faut planifier et réserver son déplacement environ deux semaines à l’avance ! Pas très souple et pas dans l'esprit du label autopartage parisien (disponibilité 24h/24, 80% des réservations effectuées 24h avant doivent être satisfaites).

En résumé, par rapport à l'autopartage classique tel Communauto, CityFlitz engendre pollution visuelle (toujours plus de pub partout...est-ce ce dont souhaitent les citoyens ?), pollution atmosphérique (km inutiles), n'est pas très souple d'usage et fait perdre au citoyen la notion de coût du service avec les conséquences qui vont avec ("puisque la voiture est quasi gratuite, autant le prendre !"). A déconseillé fortement ! C'est d'ailleurs ce que fait la ville de Montréal qui pourrait interdir ce service en se basant sur une règlement concernant l'interdiction de la publicité appliqué aux camions mais non aplliqué car jugé anticonstitutionnel en 2006... Le fin de l'histoire devant les tribunaux ?

Source : article de François Cardinal du 07/07/09, article de François Cardinal du 08/07/09

Association Loire-Autopartage recherche futurs autopartageurs à St Etienne !


Un petit tour sur le site de l'association Loire-Autopartage qui recherche des futurs adhérents pour le lancement d'un service d'autopartage à Saint-Etienne.
Outre des informations sur l'autopartage en général et le projet stéphanois, on y trouve une publicité assez parlante à destination de la clientèle professionnelle pour un usage essentiellement en journée. C'est vers cette cible (moins de 15% des adhérents actuellement) que se penche aussi la société Lyon Parc Auto à Lyon pour optimiser l'usage du service Autolib, dont la demande la plus forte se situe plutôt les soirs et week-end.

Souhaitons bonne chance aux stéphanois. En espérant que des utilisateurs de Loire-Autopartage viendront bientôt remplir les rang de l'association La Voiture Autrement !



Communauto communique


S'il y avait une palme de la publicité pour l'autopartage, elle reviendrait surement à la société Communauto. En affichant le slogan "Merci d'éviter d'utiliser notre service", la célèbre société québécoise (plus de 1000 voitures) joue dans la subtilité et met en avant une idée forte de l'autopartage : "l'autopartage favorise le report modal de la voiture individuel vers les transports collectifs et les modes doux". En combinant marche+vélo+bus+métro+autopartage/location (ponctuellement), plus besoin de posséder une voiture ! Outre les économies substantielles réalisées, cette combinaison permet aussi de participer à l'amélioration du cadre de vie urbain (moins de congestion, transformation de place de stationnement en espaces verts ou pour les modes doux, diminution des pollutions atmosphériques,...)




Faites de l'air ! Un programme de recyclage venu du Québec

Voici une bonne idée qui nous vient du Québec !

Le programme de recyclage "Faites de l'air" vise à inciter la mise au rebut des vieilles voitures polluantes et dangereuses et favoriser l"usage des modes alternatifs.

Le principe est simple : les propriétaires d'une voiture sortie d'usine en 1995 peuvent échanger leur voiture contre des titres de transport en commun, des réductions sur le service d'autopartage Communauto, des crédits sur l'achat de vélos ou de scooters électriques. Cette initiative fait partie du programme national "Adieu bazou*" financé par le gouvernement du Canada ($ 92 millions sur 4 ans) et l'association Air pur et qui vise à retirer 20 000 véhicules des routes d’ici à 2011.


* bazou = vieille bagnole en québécois

Marché de l'autopartage en France

D'après de nombreuses sources (AFP, 20 Minutes), le cabinet Oliver Wyman aurait publié en avril dernier un rapport sur les "enjeux et perspective du marché de l'autopartage en France" qui met en avant, sans surprise, le fort potentiel de développement de ce type de service qui représente aujourd'hui un marché de seulement 5 millions d'euros. 13% des Français et 40% des Parisiens se disent "prêts à utiliser régulièrement" une telle méthode de transport. Le cabinet estime que d'ici une dizaine d'années, l'autopartage pourrait concerner 20 000 voitures et 700 000 utilisateurs (moins de 10 000 à l'heure actuelle), soit 1% de la population française (taux déjà observé en Suisse).
Bref, une étude intéressante dont tout le monde parle mais impossible à trouver. Nous recherchons désespérément le commanditaire...

12 août 2009

Conférence sur les modes partagés et la mobilité durable

Dans le cadre des 22ème Entretiens Jacques Cartier et des 3ème Rencontres Internationales Lyon Parc Auto, une conférence sur les modes partagés (dont autopartage) et la mobilité durable aura lieu le 30 novembre à Lyon en partenariat avec la ville de Montréal.
Cliquez ici pour télécharger le programme

A noter la présence de Lyon Parc Auto, de La Voiture Autrement et de plusieurs élus de la région lyonnaise.

28 mai 2009

Allègre, le réchauffement climatique et la bagnole

Elle court, elle court, la rumeur du retour du Mammouth à l"ouverture" au sein d'un 15 du coq remanié par le président Sarkozy, au nez et à la barbe du sélectionneur Fillon. Si nous pensons (et espèrons) que cette information ne restera que rumeur, et que le négationiste retournera à ses lectures (il s'est endormi à la 1ère page du rapport du GIEC) , c'est une occasion rêvé de revenir sur le thème de "la voiture et l'environnement".

La rubrique La Chaine Energie du site l'expension.com dont nous avon déjà relaté la pertinence des exposés, publie un article intéressant et synthétique sur la question.

Au sein de La Voiture Autrement, nous pensons que l'actualité, les médias et les politiques focalisent beaucoup trop sur le seul pilier "environnement" du développement durable qui en comporte pourtant deux autres : "économique" et "social". Si la thèse d'Allègre se révelait vraie, et si une nouvelle énergie, totalement verte, tombait du ciel par miracle, nous n'en aurions pas pour autant terminé avec la voiture consommatrice d'espace (au détriment d'espaces verts ou de pistes cyclables), bruyante, insécure et coûteuse (possession, usage, temps perdu dans les embouteillages) !
Bref, la voiture électrique ne nous sauvera pas, hélas. Les chercheurs européens sont unanimes (à un Mammouth près) : les seuls avancées technologiques ne permettront de répondre, dans le meilleur des cas, qu'à 50% des objectifs de réduction des gaz à effet de serre sur le continent (- 20 % en 2020). Il faut donc inciter, sensibiliser, offrir des alternatives, investir. Dommage, le plan de relance français met en avant la voiture et la route... Quel anachronisme !

25 mai 2009

Autolib Paris : La Voiture Autrement et Les Verts montent au créneau








A l'occasion d'une interview publiée dans le quotidien gratuit 20 Minutes, l'association La Voiture Autrement a réaffirmé le fort potentiel de développement de l'autopartage et son opposition au projet Autolib Paris, couteux et non respectueux de l'environnement.


Quelques jours plus tard, le groupe des Verts au Conseil de Paris reprenaient les même arguments et proposaient à Bertrand Delanöe un développement massif de l'autopartage en Ile-de-France, en s'appuyant sur les entreprises déjà en place (Mobizen, Okigoo, Caisse commune, Carbox). Mais ce dernier ne semble pas les entendre. Le contribuable parisien pourrait payer très cher cette guerre politique...


Lien vers l'article de 20 Minutes
Lien vers la proposition des Verts de Paris
Lien vers l'argumentaire de La Voiture Autrement contre Autolib Paris

Location privée et copropriété : deux autres manières d'utiliser la voiture autrement

Autopartage, covoiturage, location classique, taxis... Le but affiché par ces services complémentaires est un report modal de la voiture particulière vers les modes alternatifs plus écologiques et plus économiques (vélo, marche, transports publics,...).
En mettant à disposition "une voiture juste quand il faut",
ces systèmes encouragent la dépossession de la voiture et l'usage abusif qui va avec.

Mais d'autres idées peuvent être déployées pour atteindre cet objectif.
- Le site internet
Zilok permet à des particuliers de louer tout objet utilisé : perceuse, skis, console de jeux et.. voiture ! Plus de 3000 véhicules sont prêts à être loués !
- La société
Autocopro propose elle de trouver des copropriétaires et d'assurer l'achat et la gestion de véhicules (entretien, parking, réservation,...)

Location privée et copropriété, deux nouvelles formes d'économie de fonctionalité qui favorisent un usage rationnel de la voiture !

16 avril 2009

Vers une concentration des activités de mobilité ?

Il y a encore 2-3 ans, les nouveaux services à la mobilité (autopartage, covoiturage,...) n'intéressaient que leurs utilisateurs : peu de présence des collectivités, petits opérateurs (dont beaucoup d'associations), image bo-bo,...

Et puis il y a eu Vélov/Vélib, le Grenelle de l'environnement, Autolib, les sondages d'opinion... Et parler de mobilité durable c'est désormais être dans le coup ! En parallèle, les grands opérateurs de mobilité que sont les loueurs de voiture et les exploitants des transports collectifs, ont saisi le potentiel du marché qui s'ouvre devant eux et la complémentarité possible avec leur métier historique. Et les collectivités, par l'intermédiaire du Groupement des autorités responsables des transports (Gart) de réclamer l'intégration de toutes compétences liées à la mobilité urbaine au sein des intercommunalité (transports collectifs mais aussi voirie, vélos, stationnement, taxis, autopartage, covoiture,...) : les fameuses autorités organisatrice de la mobilité durable (AOMD).

Les lignes bougent donc...

La SNCF est en première avec l'annonce en octobre 2008 de l'achat de licenses de taxis parisiens pour mieux desservir ses gares. Mise en service en 2009. La SNCF va plus loin en investissant le marché de l'autopartage et du covoiturage :
- Elle s'associe à Avis et Vinci, gestionnaire du service d'autopartage parisien Okigo depuis 2007, et la RATP, en prévision de la réponse à l'appel à projet Autolib Paris (si celui-ci se concrétise....voir notre article critique sur le sujet). La Bluecar de Bolloré serait présentie pour être la voiture électrique proposée par le groupement.
- Elle rachète, en avril 2009, 20% du capital (1 millions d'euros) de l'entreprise Green Cove qui est l'un des leader du covoiturage en France avec le site http://www.123envoiture.com/

Parmi les loueurs de voitures, Hertz est le plus dynamique. Outre une forte baisse de ces tarifs de location, Herts s'est d'abord lancé dans l'autopartage avec sa nouvelle filiale Connect by Hertz. Il vient aussi de racheter la société Eileo, un des deux systèmes de gestion de l'autopartage en France (logiciels, traçabilité,...).

Enfin, les grands opérateurs de transports publics investissent le marché. Transdev, filiale de la Caisse des Dépots, a racheté fin 2008 Caisse Commune, 1ère société d'autopartage en France implantée à Paris et s'est positionné sur l'appel d'offre Autolib de la mairie de Parisface notamment à la RATP qui fait partie de son capital... Transdev intervient aussi localement à travers les SEM dont elle est actionnaire. Elle a lancé Marguerite, l'autopartage Nantais en avril. A Montpellier, elle expérimente la gestion globale de la mobilité (exploitant du réseau de transports urbains TAM, concessionnaire des parkings de la ville, service de location de vélo Vélomagg et autopartage avec Modulauto).
A Lille, Keolis, filiale de la SNCF, fait partie des actionnaires de la société coopérative Lilas Autopartage.
Enfin Veolia s'associera à Heuliez qui cherchera à sauver sa peau avec sa voiture électrique Friendly, en vue de l'appel à projets Autolib Paris.

Que penser de la voiture à 1 € ?

Le Certu annonce dans son bulletin mensuel "Transflash" d'avril 2009 que "La voiture à 1€ " souffle sa première bougie. L'occasion pour nous de lancer le débat sur ce concept qui séduit déjà une quarantaine d'entreprises.

Le concept ? La mise à disposition d'une voiture à faible émission de C02 aux salariés d'une entreprise pour 1 euro par jour (assurance, entretien et publicité sur la voiture compris). Pour l'entreprise, l'intérêt tient dans la fidélisation de ses employés et l'image sociale et environnementale véhiculée, le tout pour environ 180€/mois.

Points positifs :
- la création d'un lien de solidarité entre l'entreprise et son employé
- si l'entreprise se trouve en périphérie ou en pleine campagne (pas de ligne de transports collectifs), que les employés habitent à plus de 4-5 km de l'entreprise (utilisation du vélo complexe), et loin les uns des autres avec des horaires libres (pas de covoiturage possible),... alors oui ce concept est intéressant dans la mesure où participe au renouvellement du parc automobile et facilite l'accès à l'emploi

Points négatifs :
- que dire si l'entreprise ne répond pas aux conditions ci-dessus....
- une belle concurrence aux Plans de Déplacements Entreprises (PDE)
- et toujours et encore plus de pub partout...

Nous invitons nos lecteurs à s'exprimer en cliquant sur "commentaire" sous l'article. D'ici quelques semaines, un article viendra synthétiser les réflexions.

Au travail sans ma voiture à Besançon

Il désormais admis que le monde de la mobilité n'est pas binaire (automobiliste/non automobiliste). Si les modes de transports alternatifs à la voiture doivent être encouragée, notamment pour se rendre au travail, celle-ci est parfois indispensable (chaines de déplacements complexes, besoin d'un coffre absence d'offre alternative,...).

C'est dans ce contexte que l'agglomération de Besançon lance le concours "au travail sans ma voiture". L'objectif est de se passer de sa voiture individuelle pour se rendre au travail pendant au minimum 5 jours durant la période du 8 au 21 juin, soit un jour ouvré sur 2.

Cette initiative arrive alors même que les dispositifs du type "journées sans voiture" ont montré leurs limites (trop radical, démarche qui ne vient pas de l'individu,...).
Espérons que les entreprises joueront le jeu.

Lien vers le site de Ginko, le réseau de bus de Besançon
Besançon est aussi engagé dans un appel à projets pour la mise en place d'un système d'autopartage.

Biocarburants : le revers de la médaille

La commercialisation du carburant Sans Plomb 95 - E10 (10% d'Ethanol) le 1er avril 2009 est l'occasion de raviver la polémique autour des biocarburants dit de 1ère génération, issus de produits alimentaires.
Voici une selection d'articles sur internet :
- sur le site de CarFree
- sur le très intéressant site La Chaine Energie de l'Expension.com

Ce qu'il faut retenir :
Les biocarburants de 1ère génération sont issus de produits alimentaires. Leur développement déséquilibre les marchés et engendre des investissements sur des terres qui ne sont alors plus disponibles pour nourir les populations locales.
La sonnette d'alarme a été tirée à plusieurs reprises par les experts et les associations. Mais l'Etat français estime qu'en favorisant les biocarburants de 1ère génération, il accélère le développement des biocarburants de 2ème génération. Pendant ce temps là, l'Allemagne a abandonné l'E10 et des africains meurent de faim... Mais la crise et un prix du pétrole bas pourrait ralentir l'engouement.

Calculez de la quantité de blé nécessaire pour vos parcours en voiture utilisant des agrocarburants de 1ère génération : http://www.agrocarb.fr/carte-de-france-interactive.php

Tansmettez le message autour de vous, boycottez l'E10 et attendez les biocarburants de 2ème génération (produits à partir des feuilles, du bois, de la paille)

28 mars 2009

De la voiture individuelle à l'autopartage : bilan vécu chiffré

Les utilisateurs potentiels de l’autopartage se demandent souvent, avant de « sauter le pas » et de se débarrasser de leur voiture individuelle, quelles en sont les conséquences financières et en termes de mobilité. Je vous propose de découvrir comment j’ai diminué par deux les dépenses voiture en me débarrassant de ma voiture individuelle.

Pour cela, j'ai repris mes factures datant des années 1999 à 2004, période où j’utilisais ma voiture individuelle, et fait le bilan de celles liées à l’utilisation de l’autopartage et de loueurs privés, de 2005 à 2008.

Quand je possédais une voiture..
A quoi me servait-elle ?....

Je faisais 10 000 km par an en moyenne essentiellement pour les loisirs, les courses, et rarement pour le travail.
…et combien me coûtait-elle ?
Elle me coûtait presque 4000 euros par an, sans compter l’amortissement de son acquisition, car on me l’avait donnée.


Comme pour tous les automobilistes occasionnels, je payais beaucoup plus de coûts fixes liés à la possession d’une automobile (assurance, parking, entretien) que pour mes déplacements eux-mêmes (essence).

…. Et maintenant, sans voiture individuelle
J’ai vendu cette vieille voiture, et utilise depuis 2005 pour mes déplacements automobiles l’autopartage, en association avec le recours à des loueurs privés. Qu’est-ce qui change ? Sans avoir le sentiment d’être moins mobile, je fais beaucoup moins de km par an en voiture : entre 3500 et 7000 km par an maintenant.

Que sont mes déplacements automobiles devenus ?
J’ai supprimé certains déplacements en voiture : je ne vais quasiment plus au supermarché, mais utilise le plus souvent les achats en ligne; je ne vais plus jamais au travail en voiture. J’utilise une voiture pour des courses diverses où elle reste indispensable, et souvent, j’en profite pour faire d’une pierre deux coups : déchetterie puis supermarché, par exemple. Pour les déplacements de loisirs, j’ai recours à l’autopartage pour les sorties de courte durée et les loueurs privés pour les déplacements longs.

Selon les années, la répartition des km parcourus entre loueurs privés et auto-partage est très variable:


Mais en moyenne sur ces quatre années, j’ai fait 5000 km/an en voiture, soit deux fois moins qu’à l’époque où je possédais ma voiture.

Et mon budget ?
Ainsi, mes dépenses « voiture » depuis 2005 varient entre 1300 et 2200 euros par an, tout compris :

Pour conclure, quel bilan mensuel ?
Le bilan est financièrement limpide. Ramené en moyenne mensuelle, je dépense plus de deux fois moins pour mes déplacements automobiles. Si je fais la moyenne sur les huit années, voici la moyenne des dépenses voiture :


Voiture individuelle : 320 euros par mois
Autopartage + location privée : 148 euros par mois


L’autopartage associé à la location privée est donc économique, d’une part parce qu’il élimine les frais fixes considérables liés à la possession d’une voiture, d’autre part parce qu’on rationalise ses déplacements automobiles
L’autopartage et la location privée sont aussi écologiques, car ils incitent à reporter certains trajets faits « par routine » en voiture vers d’autres modes, et à planifier en les regroupant ses déplacements automobiles, ce qui au total diminue les émissions de CO 2.

26 mars 2009

Quand les assurances s'y mettent...

La GMF avait lancé le mouvement en 2008 en proposant un rabais de 10% pour les utilisateurs des transports collectifs :



Dans un autre style, amaguiz.com propose des tarifs liés au kilométrage effectué. Une incitation à la réflexion sur l'usage de la voiture en ville et un signe supplémentaire : il se passe quelquechose en ce moment autour de l'objet voiture...

Grand Paris et la voiture

Un article intéressant sur les propositions des architectes pour la consultation sur le Grand Paris de demain. Pas vraiment d'avancées du côté des transports...
A retrouver sur le site de l'association Car Free qui milite pour une ville sans voiture.
A La Voiture Autrement, nous sommes moins radicaux et plus réalistes. Nous militons pour une ville où la voiture serait à sa juste place, "juste quand il faut"

25 mars 2009

L'autopartage sur le lieu de travail : la solution Carbox


Encore une démarche pragmatique qui part d'un constat :

- les flottes de véhicules d'entreprise sont souvent surabondantes

- leur gestion interne à l'entreprise nécessite des moyens spécifiques et est source de nombreuses tensions

- le week-end, des milliers de voiture de service dorment dans des garages...


Carbox propose une solution qui vise à rentabiliser le fonctionnement des véhicules de service tout en donnant la possibilité aux employés d'utiliser un véhicule pour motif personnel.

Finalement, le service proposé par Carbox s'inscrit dans le concept d'autopartage. La différence avec les autopartageurs classiques (Autolib, Auto'trement, Caisse Communes,...) provient :

- de la cible : Carbox privilégie d'abord la clientèle d'entreprise

- de la mise en oeuvre : elle ne s'appuit pas sur des parcs publics ou des emplacements sur voirie mais sur les nombreux parcs de stationnement privés des entreprises

On pourrait imaginer que les 2 formes d'autopartage convergent et que toutes ces voitures soient un jour mises en commun.


Le parco-partage : une fausse bonne idée venue de Suisse ?

Il est de notoriété publique que la Suisse est un modèle de mobilité durable pour nous français. Le rapport à la voiture y semble différent et plus en phase avec les valeurs que défend l'association La Voiture Autrement. On y constate en effet :
- un fort taux d'usage des transports collectifs alors même que le nombre de voitures/habitants est au même niveau qu'en France
- plus de 65 000 autopartageurs avec le service Mobility (à peine 10 000 en France)

Mais la vision pragmatique des Suisses poussent parfois à ces situations paradoxales. C'est le cas du parco-partage, un système de partage d'espace de parking par location privée, "sharedparking" en Suisse.

L'idée de base semble bonne. Au même titre que l'autopartage vise à rentabiliser l'usage d'une voiture, pourquoi ne pas partager sa place de parking la journée alors même qu'elle reste vide ?
La différence, c'est que ce système favorise un usage non raisonné de la voiture. En effet, on sait aujourd'hui que le stationnement est un des principaux leviers de report modal de la voiture vers les modes alternatifs.
Alors comment combiner cette bonne idée de rentabilisation des parkings privés avec les objectifs de mobilité durable ?
L'appel à idées est lancé ! N'hésitez pas à contacter La Voiture Autrement : lavoitureautrement@gmail.com
Une 1ère idée : supprimer autant de places sur voirie que de places privées mises en partage

8 mars 2009

Pollution au volant...

Article sur le site Carfree :

L’ORAMIP (Observatoire Régional de l’Air en Midi-Pyrénées) a réalisé une étude au printemps 2008 afin d’évaluer l’exposition des personnes à la pollution de l’air dans différents moyens de transport : voiture, bus, métro, marche à pied et vélo. Pour ce premier volet de l’étude, trente cinq déplacements, parmi les plus empruntés dans l’agglomération toulousaine sur le trajet domicile-travail, ont été étudiés aux heures de pointe et comparés aux concentrations enregistrées sur les sites de mesures fixes de l’ORAMIP.



Les premiers résultats obtenus sont identiques à ceux obtenus au cours d’une étude similaire à Paris : l’automobiliste au volant de son véhicule ainsi que ses passagers sont les plus exposés à la pollution de l’air. Ces résultats mettent à mal des idées reçues selon lesquelles les automobilistes seraient “protégés” de la pollution par l’habitacle de leur voiture, à la différence des piétons et des cyclistes. En fait, il n’en est rien, bien au contraire, l’habitacle des voitures concentre les polluants, à la fois du fait de son exiguïté et de la nature même de la circulation automobile (congestion, attentes aux feux en file, etc.).

Télécharger l'intégralité de l'étude

On ne parle pas que de voitures !

L'association La Voiture Autrement vise une usage rationnel de la voiture dans une logique multimodale. Privilégier la marche, le vélo, les transports collectifs et utiliser la voiture vraiment quand on ne peut pas faire autrement.
Les solutions que nous promouvons (autopartage, covoiturage,...) permettent en effet d'augmenter le report modal de la voiture indivuelle vers les modes alternatifs.

A travers le clip ci-dessous sur l'usage du vélo à Copenhague, nous souhaitions donc rappeler une partie de nos valeurs.



Copenhagenize.com - Winter Cycling from Colville Andersen on Vimeo.

Impressionnant la saleuse spéciale pistes cyclables...

Bilans écologiques et transparence


Le site Scientific American nous fait part d'une étude réalisée par Toyota qui montre que garder une voiture le plus longtemps possible peut s'avérer plus écologique qu'une mise à la casse anticipée. En effet, la fabrication et le transport d'une voiture représenterait environ 28% de son emprunte écologique sur l'ensemble du cycle de vie.



On comprendra derrière cette étude les intérêts de la firme Toyota dont les voitures sont connues pour être les plus fiables au monde ! Mais même si le chiffre affiché est erroné, cette étude à la mérite de mettre en lumière une mauvaise appréhension des questions liées aux pollutions des voitures. Trop souvent, les politiques se contentent de prendre des décisions sur les seules émissions liées à la circulation.

C'est ainsi que la "prime à la casse" ou le développement des voitures électriques (surtout si l'électricité est fabriqué à partie du charbon !) ne sont peut-être pas des mesures si bénéfiques pour l'environnement. Même la voiture hybride pourrait avoir une emprunte écologique plus importante qu'une voiture classique !

Dans ce contexte de doute, il n'y a pas de solution miracle. La transformation du parc automobile français vers du "tout électrique", nécessiterait la construction de plusieurs centrales nucléaires. De quoi réfléchir...
Et de rappeler qu'une voiture sera toujours source d'insécurité, de consommation abusive de l'espace et de congestion.

Air Pod : faut-il y croire ?

L'Air Pod, la fameuse voiture à air-comprimé développé par Guy Nègre, PDG et fondateur de MDI, a été présenté au salon de Genève.
Au-delà des débats sur le bilan énergétique d'une telle voiture (quelle consommation de CO2 du puit à la roue ?), cette voiture à 6000 € pourrait-elle séduire le public ?

Certes l'autonomie de 10h et la recharge en quelques minutes sont des atouts. Mais avec une vitesse maxi de 90 km/h, un look et un bruit infernal genre "voiturette", l'Air Pod n'est pas très attrayante.

Jugez par vous même.

Après le covoiturage, le colis-voiturage !

Economie de fonctionnalité, Découplage entre possession et usage,... tels sont les nouveaux concepts qui s'imposent petit à petit dans notre civilisation. C'est une question de bon sens.
Le covoiturage est l'une des premières formes d'optimisation de l'usage de la voiture. Mais l'idée de faire de même avec des colis (on parle de "coli-voiturage") est toute récente.

C'est ce que propose le site spécialisé http://www.colis-voiturage.fr/qui met en relation demandeurs et transporteurs particuliers.

Alors certes, les transporteurs classiques ne vont pas être contents, mais avouons que l'idée est plutôt bonne ! Encore une fois, on optimise.
Je pars pour le week-end dans le sud de la France, pourquoi ne pas en profiter pour livrer l'ordinateur portable que M.X a commandé sur eBay ?

Pratique, économique et écologique : toujours les mêmes maitres-mots !

Car2go : but to go where ?

La revue Capital faisait part le 23 février dernier du développement par la société Daimler du concept Car2go.
Il vise à mettre à disposition dans les grandes villes, des petites voitures Smart en libre service sur le modèle du Call-a-bike de la DB pour les vélos. A la différence d'Autolib Paris, il n'y a plus de station. Les voitures sont laissées là où l'on veut (peut). Et pour prendre une voiture, internet ou son téléphone mobile permettent de repérer les voitures disponibles et proches du lieu où l'on se trouve. C'est le concept de voiture en libre service poussée à l'extrême.
Alors certes, cette solution ne présente pas tout à fait les mêmes effets pervers que le modèle qui serait proposé par Paris :
- pas de construction de stations couteuses et consommatrices d'espace
- pas de mobilité inutile liée au reéquilibrage des stations
Mais celà reste un encouragement à l'usage de la voiture dans des zones où les transports collectifs sont performants et pertinents.

Autolib Paris, Car2go,... mais pourquoi bon ce besoin d'aller chercher autre chose que l'autopartage* et la location classiques qui sont les seules solutions permettant à la fois de répondre à un besoin (celui d'utiliser une voiture quand on ne peut pas faire autrement) et aux politiques de déplacements urbains (réduction de l'usage de la voiture, report modal vers les modes alternatifs, libération d'espaces urbains,...) ?

A Paris, c'est la communication qui l'emporte. Mais aussi cette manie qu'ont certains politiques à vouloir laisser une trace et certains techniciens à mettre en oeuvre de nouvelles technologies sans se préoccuper des besoins et des effets.
Pour Car2go, c'est l'argent qui semble conduire Daimler vers ce modèle alors même que les constructeurs automobiles doivent faire face à une crise sans précédent. On parle de "business", de "gateau", de "rentabilité...

Alors que les médias relaient régulièrement ce genre d'initiatives sans aucune analyse critique, nous attirons l'attention sur les dangers qui nous guettent !
Ces solutions "modernes" ne vont pas dans le sens d'une diminution de l'usage de la voiture, qui même si elle devient électrique, sera toujours source d'insécurité, de congestion et de pollution visuelle.
La vrai question à se poser est : quand avons-nous réellement besoin d'une voiture ? Et on verra que l'autopartage* et la location classique (voire les taxis) répondent parfaitement à ces besoins, tout en rentrant dans le cadre des politiques locales de déplacements.

Lien vers l'article de Capital

* le concept d'autopartage renvoit généralement à un fonctionnement qui consiste à récupérer et rendre la voiture au même endroit, dans des parkings ou sur voirie, évitant ainsi les mobilités inutiles liées aurééquilibrage des stations, le surdimensionnement des places de stationnement et permettant une exploitation simple, fiable et peu couteuse.

Nota : depuis la rédaction de ce post, un article paru en juillet 2009 dans le Monde est venu, de manière imprévue, appuyer notre position. Cet article y relate l'expérience d'une étudiante qui déclare que l'utilisation des voitures Car2Go à Ulm lui "économise un long trajet en bus". Est-ce réellement ça que nous voulons ? Remettre en cause des décennies de politique de déplacements urbains, de sensibilisation, d'investissements ?

12 février 2009

Une publicité pour les modes alternatifs à la voiture ?

Alors que notre télévision est envahie par les publicités des constructeurs automobiles (un peu moins quand même depuis janvier), à quand une série de spots télévisés financés par l'Etat pour promouvoir une mobilité durable ?
- L'Etat a montré ses talents de communiquant grâce à ces années de spots en faveur de la sécurité routière.
- L'Etat a de l'argent pour la communication puisqu'il a financé une campagne de publicité pour promouvoir les actions du gouvernement
- L'Etat devrait être poussé par le Grenelle de l'environnement, quoique, vu le contenu du plan de relance très routier et des difficultés à faire voter la 1ère loi Grenelle, on peut en douter...

Bref, on se met à rêver de cette fameuse publicité à la télé...
Et quelqu'un l'a fait pour nous ! C'est juste dommage pour les 5 dernières secondes...



Oui, les constructeurs sont très créatifs quand il s'agit de publicité (souvenez-vous les belles fesses de la 205 Jean, l'AX sur la Grande Muraille de Chine, ou la Mégane de Moby sur la lune...). Mais seront-ils être créatifs pour répondre aux enjeux de ma mobilité durable ?

A quels prix l’autopartage et la location classique sont-ils complémentaires ?

Autopartage ? Location classique ?

On oppose parfois l’autopartage à la location classique. Il s’agit initialement de deux services de location assez différents.
Historiquement, les loueurs classiques (Avis, Europcar, Hetz,…) ont assis leur activité sur la base d’une clientèle professionnelle. De manière caricaturale, le client arrive en train ou en avion d’où il a besoin d’une voiture pour un ou plusieurs jours. Pour obtenir une voiture, le client doit remplir des formalités. Il doit la reposer dans les créneaux horaires prévus. Pour rentabiliser leurs systèmes, ces loueurs ont progressivement développé des offres attractives pour les week-ends.
L’autopartage consiste en la mise en commun, au profit d’abonnés, d’une flotte de véhicules. L’idée est « de posséder une voiture à plusieurs » pour optimiser son usage et ainsi réduire les coûts tout en supprimant les contraintes (entretien, assurance, parking). Les voitures sont disposées au plus près des besoins des habitants et accessibles, après réservation, 7j/7 et 24h/24. Le client cible est urbain, utilise majoritairement des modes alternatifs (marche, vélo, transports collectifs) et a besoin ponctuellement d’une voiture (courses, visite,…) lorsqu’il n’a pas d’autre choix. Ses trajets sont généralement assez limités dans le temps (50 km en moyenne en France) et l’espace (3h en moyenne).


Lorsque autopartage et location classique se rencontrent

Deux approches différentes qui finissent par se rencontrer. Il est de plus en plus fréquent de voir des autopartageurs réserver une voiture pour 2-3 jours, voire une semaine entière durant les vacances ! Le côté pratique dépasse alors parfois les considérations économiques ! Mais ces réservations « longues durées », si elles sont trop importantes, peuvent mettre en péril le système en limitant la disponibilité des véhicules.
De l’autre côté, en 2008, la clientèle « touristique » a pour la première fois dépassé la clientèle « professionnelle » chez les loueurs classiques, preuve que cette dernière peut aussi jouer un rôle dans la limitation de l’usage de la voiture. Sur le modèle développé par le loueur Ucar, les tarifications sont de plus en plus attractives pour que « location » remplace éventuellement « possession ».


Mais alors : concurrence ou complémentarité ?

Afin de mieux cerner les offres des deux systèmes, LVA a réalisé une étude comparative portant sur les prix selon les longueurs et temps de trajets au départ de Lyon. La comparaison s’est faite à partir de l’autopartage lyonnais Autolib et des loueurs classiques Avis, Hertz, Citer et Ucar.

Première remarque : les données ne sont pas toujours disponibles sur les sites internet des loueurs classiques. Elles peuvent varier selon les jours au rythme des offres promotionnelles mais aussi selon les options (assurances multiples, chaînes à neige, siège-bébé, conducteur supplémentaire,…) qui viennent s’ajouter au tarif initial. Il faut aussi tenir compte du prix de l’essence qui fluctue. La tarification Autolib est beaucoup plus lisible d’autant plus qu’il existe un simulateur de prix selon la durée et la longueur du trajet (essence comprise).
Pour nos comparaisons, on prendra en compte des trajets avec une assurance réduisant les franchises et une assurance annulation puisque cela est compris dans le prix de l’autopartage, de même que le conducteur supplémentaire. Pour l’essence, difficile d’être devin en ces temps, une valeur de 1,4 €/l sera retenue. Il est fort probable que le prix du baril reparte à la hausse.

Autre difficulté : alors que l’autopartage est disponible 24h/24, les loueurs classiques proposent des horaires d’ouverture parfois contraignants, comme Ucar qui est fermé le dimanche et le soir à 18h (on comprends mieux la tarification plus agressive que les autres loueurs !)

Après plusieurs coups de téléphones, de nombreux clics et en manipulant formules et chiffres sous Excel (il faut bien ça pour s’en sortir !), on en arrive aux conclusions suivantes :
- pour une demi-journée (14h – 18h), Autolib est plus économique jusqu’à 250km. Mais difficile de faire plus de bornes en 4h !.
- pour une journée (8h-18h), Autolib est plus économique jusqu’à 100 km. Au-delà on est sur le créneau privilégié d’Ucar qui devient intéressant, à condition d’avoir une agence pas loin de chez soi, de ne pas se déplacer le dimanche ou après 18h, et d’accepter les formalités… Le surcoût de la souplesse d’Autolib reste faible (5€ pour un trajet de 200 km) mais nécessite d’être abonné (12,60€/mois).
- pour un week-end de 2 jours, seuls Hertz propose des tarifs équivalents à Autolib. Mais sur Lyon, il n’y a qu’une agence à la Gare Part Dieu…
- pour 2 jours (hors dimanche), Ucar popose des tarifs très attractifs moyennant les contraintes déjà évoquées.
- au-delà de 2 jours, les loueurs classiques sont globalement économiquement plus intéressants.
A noter que l’impact du prix de l’essence est neutre sur les conclusions générales.


En résumé


La vocation de l’autopartage est avant tout de répondre à des besoins de déplacements courts (moins de 2 jours et moins de 100 km). La location classique, plus contraignante (formalité, horaires, lieux), mais ouverte à tous (pas d’abonnement), est économiquement plus intéressante pour des trajets longs au-delà de 2 jours. Autopartage et location classique sont donc complémentaires pour offrir une voiture juste quand il faut !

2 février 2009

L'autopartage dans la sphère privée : enquête

L’autopartage dans la sphère privée est un autopartage organisé entre particuliers. Il peut se faire avec des voisins, des amis ou des proches, le plus souvent à une échelle géographique de proximité immédiate (immeuble, rue ou quartier). Il se distingue de l’autopartage « institutionnel » (Caisse Commune à Paris, Autolib à Lyon,...) et du covoiturage (utilisation d'une voiture par plusieurs personnes qui effectuent ensemble le même trajet).

Voici un exemple fictif d’autopartage dans la sphère privée :


Sophie possède une voiture dont elle se sert peu. Elle a proposé à 2 amis de l’utiliser quand elle ne s’en sert pas. Sophie a un contrat d’assurance « tous conducteurs », ce qui permet à chacun d’être couvert quand il conduit la voiture.
Avant chaque emprunt, le conducteur réserve la voiture auprès de Sophie. Puis il indique dans un carnet de bord le nombre de kilomètres effectués. En fin d’année, on calcule l’ensemble des frais occasionnés : assurance, essence, réparations, amortissement (= perte de valeur du véhicule)… Cette somme est partagée au prorata des kilomètres réalisés par chacun.



L’ADEME et le Ministère des Transports ont confié au bureau d’études ADETEC une étude sur l’autopartage dans la sphère privée. Cette étude poursuit les objectifs suivants :

  • Recherche d’expériences d’autopartage dans la sphère privée sur tout le territoire national, en ville ou à la campagne.
  • Analyse détaillée d’une sélection d’expériences : modalités de fonctionnement, facteurs de succès, difficultés rencontrées, impacts sur la mobilité et la motorisation…
  • Propositions pour développer ce type de service.

    Une présentation détaillée de cette étude est disponible en cliquant sur le lien suivant : www.adetec-deplacements.com/recherche_autopartage_sphere_privee.doc

Enquête auprès de personnes partageant une voiture

Vous partagez une voiture avec des proches, des amis ou des voisins ou vous connaissez des personnes le faisant. Merci de compléter ou de faire compléter le bref questionnaire ci-dessous :

Nom :
Adresse :
Adresse mail :
Téléphone :
Nombre d'adultes vivant dans votre foyer :
Nombre d'enfants :
Etes-vous le propriétaire de la voiture mise en commun :
Les personnes partageant cette voiture avec vous sont-elles des amis, des voisins ou autres :
Nombre de personnes (ou de familles) utilisant cette voiture :
Pour votre part, à quelle fréquence utilisez-vous cette voiture (ex : 2 fois par semaine) :
Votre foyer a-t-il une ou plusieurs autres voitures et si oui, combien :

Merci d’envoyer ce questionnaire par mail à bcordier.adetec@waika9.com

1 février 2009

Les suisses font de la pub !

Avec le service Mobility, la Suisse est n°1 mondiale de l'autopartage. 1 suisse sur 100 est abonné au service alors que dans le même temps la France compte 1 autopartageur pour 10 000 habitants (1 pour 1 000 en Allemagne et au Pays-Bas)...

C'est donc depuis la Suisse que vient le vent. Dernière initiative en date, la réalisation d'une publicité pour l'autopartage. Une idée à suivre pour le gouvernement français. A quand une campagne de publicité pour les modes alternatifs aux voitures particulières, à l'image des spots sur la sécurité routière ?


29 janvier 2009

Autopartage et accès à l'emploi

Le ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire (MEEDDAT) lance l'appel à projet « Des quartiers vers l’emploi : une nouvelle mobilité », en association avec la Délégation Interministérielle à la Ville.

Cet appel à projets vise à inciter les acteurs locaux (autorités organisatrices de transport, collectivités, associations, employeurs, exploitants…) à mettre en œuvre des solutions innovantes qui complètent l’offre classique de transport et répondent aux besoins des populations des quartiers d'accéder à l’emploi.

L'association La Voiture Autrement pense que l'autopartage peut jouer un "rôle social", au même titre que les transports collectifs.

C'est pourquoi nous appelons les collectivités locales et les gestionnaires d'autopartage des villes françaises à répondre à cet appel à projets en proposant des solutions nouvelles.
Il pourrait s'agir d'ouvrir une ou plusieurs stations d'autopartage dans un quartier "plan espoir banlieues" et/ou de délivrer des abonnements aux associations local d'insertion.

A titre d'exemple, dans la région lyonnaise, un test pourrait être réalisé sur la ville de Vaulx-en-Velin où le campus universitaire (école d'architecture, école nationale des travaux publics de l'Etat) pourrait accueillir une ou plusieurs voitures d'Autolib Lyon afin de répondre en même temps aux besoins des étudiants qui pourraient renoncer à l'achat d'une voiture.

Plus d'information sur l'appel à projet « Des quartiers vers l’emploi : une nouvelle mobilité » sur le site web du Certu

La Formule 1 est-elle durable ?

On apprenait hier que deux sénateurs du Rhône tentaient d'utiliser le pouvoir législatif afin d'accélérer la construction d'un stade - dont l'utilité reste à démontrer -, en permettant aux collectivités locales de financer, avec nos impôts, des infrastructures d'accès. Ces routes et tramways ne sont d'ailleurs pas tous prévus au plan de déplacements urbains (PDU) soumis à enquête publique. Il paraitrait que pour sortir de la crise, la France doit absolument organiser l'Euro 2016... au mépris des règles d'urbanisme.

Aujourd'hui, on apprend par l'association CarFree que deux sénateurs des Yvelines ont soumis un amendement visant à accélérer la construction d'un circuit de Formule 1 dans leur département. Il paraitrait que pour sortir de la crise, la France doit absolument accueillir un grand prix de Formule 1... quitte à passer outre la concertation locale.

L'occasion pour LVA de s'intéresser à cet usage si particulier de la voiture qu'est la Formule 1.
Cette activité autrefois passionnante (ah ! on est tous nostalgiques des duels Prost-Senna...) véhicule des valeurs qui ne sont pas (plus) les nôtres : la voiture-bolide, la voiture-objet, la voiture-signe de richesses,... On doit toutefois respecter ce sport et les vibrations qu'il engendre.

Mais à quoi bon aller construire un nouveau circuit de Formule 1 pour répondre aux caprices du Grand Maître de la discipline qui souhaite jouir de la renommée de notre capitale pour s'enrichir encore plus ? Dépenser des milliards, impacter notre environnement, pour quelles garanties ???
Et comment expliquer les investissements faramineux des constructeurs automobiles en F1 alors même que les licenciements pleuvent (encore 400 suppressions d'emplois pour Renault annoncées aujourd'hui même pour un site espagnol) ? Tout simplement en expliquant que la Formule 1 est un fabuleux accélérateur d'innovation qui profite aux modèles grand public. Mais biensur... On comprend mieux désormais le manque d'anticipation de nos constructueurs sur la crise économique et environnementale qui nous touche. S'il faut passer par là, à quand une F1 éléctrique ou à hydrogène ?

28 janvier 2009

La voiture consomme aussi de l'espace !

Accords de Kyoto, Grenelle de l'environnement,... On parle beaucoup des pollutions atmosphériques engendrées par la circulation automobile (CO2, NOx, particules fines,...). Et certains de penser qu'il suffirait de faire circuler des bolides soit-disant "propres"[1] (électrique, pile à combustible,...)pour (re)légitimer la toute puissance de l'automobile en ville.

Mais voilà. La voiture génère d'autres nuisances. En particulier elle consomme de l'espace.

Quelques chiffres :
- 90% de l'espace urbain est dédié à la voiture (rues, stationnement)
- une voiture passe 80% de son temps à l'arrêt. Bien entendu, c'est beaucoup moins pour une voiture en autopartage
- un système urbain basé sur la voiture individuelle offre moins de capacité de déplacement qu'une autre utilisant les transports collectifs et le covoiturage

Capacité des systèmes (source : Certu)

source : CUS

Ces espaces dédiés à la voiture sont autant d'espaces verts, de jeux pour enfants, de trottoirs, de pistes cyclables,... en moins.
Ce sont ces idées que défend l'autrichien Hermann Knoflacher grâce à sa "marchemobile" qui matérialise l'espace d'une voiture autours du piéton afin de sensibiliser les élus et les citoyens.




La marchemobile de Knoflacher

[1] Pour être précis, il faudrait calculer les émissions sur l'ensemble du cycle de vie d'une voiture (y compris la construction), "du puit à la roue" comme on dit. Quid des véhicules alimentés par de l'électricité provenant de centrales à charbon ? Et que penser du nucléaire ? De la fabrication et du stockage des batteries ?...

10 janvier 2009

L'autopartage dans le projet de loi de Grenelle 2


Jean-Louis Borloo a présenté le 7 janvier 2009 en conseil des Ministres, le projet de loi d'engagement national pour l'environnement, dite "loi Grenelle 2".


Alors que le projet de loi ne reprend pas de nombreuses préconisations du Grenelle en ce qui concerne les autres modes de déplacements, l'autopartage, sujet peu sensible, est toujours présent !
Ainsi les fameuses recommandations de Rolland Ries issus d'un précédent travail du Sénat sont regroupées dans l'article 19 consacré au sujet.

Le texte propose :
  • Une définition de l'autopartage :

"L'activité d'autopartage est définie par la mise en commun, au profit d'utilisateurs abonnés, d'une flotte de véhicules de transports terrestres à moteur. Chaque abonné peut accéder à un véhicule sans conducteur, pour le trajet de son choix et pour une durée limitée."

  • De créer un label "autopartage"

  • De donner la possibilité aux maires de réserver des places de stationnement sur voirie pour les véhicules bénéficiants du "label autopartage" en modifiant le code général des collectivités territoriales

En revanche, on peut regretter que l'autopartage ne soit pas intégré parmi les compétences des communauté urbaines ou d'agglomération, au même titre que les vélos en libre service, afin d'inciter les pouvoirs publics à s'intéresser au sujet.


Reste aussi à attendre que le projet Grenelle 2 soit présenté au Parlement... Quand on voit les difficultés de la grande soeur "Loi Grenelle 1"*, pourtant très générale, on peut avoir du souci à se faire... D'autant plus que sous prétexte de crise, des reculs son déjà attendus ! Nous pensons plutôt que la crise devrait nous allarmer sur notre modèle de production et de consommation encore trop dépendant de la voiture individuelle !

Plus d'information sur le projet de loi Grenelle : cliquez ici


* Le projet de loi Grenelle 1, après avoir été voté par l'assemblée nationale, est toujours en attente d'une lecture au Sénat qui n'est pas prévue avant plusieurs mois...




2 janvier 2009

Dijon et Besançon : après le tramway, l'autopartage ?


Il semblerait que Dijon et Besançon poursuivent des destins semblables en ce qui concerne les déplacements urbains.
Après avoir mis en place un système de vélo en libre service, ces deux agglomérations moyennes, ont décidé en 2008 de réaliser un tramway à l'horizon 2013-2014. Connues dans les années 90 pour leur réseau de bus performants, les deux agglomérations ont souhaité donner une dimension nouvelle à leur réseau de transports collectifs en répondant notamment à des besoins de capacité et de performance.
Mais les deux agglomérations ne s'arrêtent pas là ! Deux sources sur internet annoncent le lancement d'un appel à projet pour la mise en place d'un service d'autopartage !
Service d'autopartage qui sera d'autant plus utilisé que les réseaux de transports collectifs seront performants. Tout est lié dans la politique de déplacements !

Besançon et Dijon sont donc en passe de faire partie des agglomérations moyennes modèles en matière de déplacements durables, à l'image des Nantes, Grenoble, Strasbourg,... pour les grandes agglomérations !

info Besançon
info Dijon

Pourquoi on pense du mal de la "prime à la casse" ?

Parmi les mesures visant à répondre à la crise de l'industrie automobile, le gouvernement a annoncé la mise en place d'une "prime à la casse" de 1000€. Elle concerne les particuliers qui mettront à la casse une voiture de plus de 10 ans afin d'acheter un véhicule neuf peu polluant.

Cette mesure va à l'encontre des politiques de déplacements urbains. Même si elle tend à favoriser les véhicules moins polluants, elle renforce l'idée selon laquelle on ne peut pas se passer de la voiture ! Dans les grandes villes, la fin de vie d'une automobile peut être l'occasion de repenser ses modes de déplacements et pourquoi pas choisir l'autopartage plutôt qu'une voiture neuve ! Notamment lorsqu'il s'agit de la 2ème voire la 3ème voiture du foyer.

Enfin on peut s'interroger sur les effets de cette mesure. Les automobilistes qui roulent dans une poubelle ont-ils les moyens de se payer une voiture neuve, même avec un rabais de 1000 € ? Cette mesure n'est-elle pas finalement un effet d'aubaine pour ceux qui envisageaient réellement un achat ? Ce type d'incitation a déjà été expérimenté dans le passé et les conclusions ont toujours été négatives quand aux effets sur l'industrie automobile. Ce qui sera vendu aujourd'hui ne le sera pas demain...

Il est temps que l'Etat et les industriels changement de stratégie. La crise automobile actuelle était largement prévisible, le pétrole, le pouvoir d'achat, la conscience environnemental,... Et pourtant Renault sort un 4x4 qui ne se vend pas ! Ni l'Etat, ni les constructeurs n'ont su s'engager dans des programmes de développement d'autres types de véhicules, plus en phase avec les aspirations et les contraintes de demain... On attend toujours le développement de la voiture électrique...

Les loueurs classiques se lancent dans l'autopartage !

Après Avis qui a créé Okigo avec Vinci à Paris en 2007 et Europcar qui s'est associé à Transdev pour créer le 1er service d'autopartage à Nantes en 2008 (Marguerite) , voilà que Hertz se lance dans la course à Paris avec sa filiale Connect by Hertz déjà implantée à New York et Londres.

Fin 2009, une centaine de voitures pourraient être implantés dans la capitale.
Parmi les particularités, à noter :
- une inscription directe en ligne (réception de la carte au bout d'une semaine) !
- une connexion IPod dans chaque véhicule
- des voitures équipées de GPS

L'arrivée d'un 3ème loueur classique dans l'autopartage français renforce l'idée selon laquelle il existe une complémentarité entre les 2 systèmes. D'ailleurs, plusieurs gestionnaires d'autopartage propose déjà des partenariats pour orienter notamment les demandes de longue durée vers des loueurs classiques. La vocation de l'autopartage est en effet de répondre à des besoins de déplacements courts (généralement moins de 2 jours et quelques centaines de kilomètres au maximum). La location classique, plus contraignante (formalité, horaires, lieu) mais ouverte à tous (pas d'abonnement) est économiquement plus intéressante pour des trajets longs.

Okigo à Paris avec Avis
Marguerite à Nantes avec Europcar
Connect by Hertz à Paris


Panorama de l'autopartage par le Certu


Le Certu vient de publier un rapport d'étude sur l'autopartage en France.

Cette photo en 2008 permet de souligner les efforts faits par les structures locales et le fort potentiel de développement du système qui passe par plus de communication et plus d'implication des pouvoirs publics, à tous les niveaux (de l'Etat législateur aux collectivités organistrices de la mobilité urbaine)

Ce travail mériterait d'être réalisé en continue sous la forme d'une base de données et d'enquêtes clientèles régulières.

Le rapport d'étude est téléchargeable gratuitement sur le site web du Certu, moyennant de la patience et une bonne dizaine de clics...


Les bienfaits de l'autopartage

L'activité d'autopartage est la mise en commun, au profit d'utilisateurs abonnés, d'une flotte de véhicules. Chaque abonné peut accéder à un véhicule sans chauffeur, pour la durée et le trajet de son choix.
Les voitures sont disposées au plus près des besoins (parkings souterrains, places réservées sur voirie) et accessibles, après réservation (tel ou internet), à l'aide d'une carte magnétique.


L'autopartage, c'est l'avantage de la voiture, sans les inconvénients !

  • oubliés entretiens, assurances, parking et frais d'essence !

  • une voiture propre et fiable en permanence !

  • une voiture disponible près de chez soi ou de son travail 7j/7 et 24h/24

  • on ne paye que ce que l'on consomme et on économise ainsi rapidement plusieurs centaines d'euros par an !

L'autopartage est l'ingrédient qui manquait au "cocktail transport" pour répondre aux enjeux de la mobilité durable

  • une voiture en autopartage c'est 7 voitures individuelles d'économisées ! L'autopartage permet ainsi de diminuer l'espace réservé aux voitures pour le redistribuer (vélo, piétons, espaces verts,...)

  • l'autopartage, c'est la garantie d'avoir une voiture à disposition quand on en a vraiment besoin (transports d'objets emcombrants, trajet en dehors des zones et heures où les transports collectifs sont performants,...). Pour le reste, on pourra utiliser la marche, le vélo et les transports en commun !
En bref, l'autopartage est pratique, économique et et écologique ! Goutez-y !

Retrouvez l'autopartage dans de nombreuses villes françaises, comme ci-dessous à Nantes avec le système Marguerite !


Marguerite, et l'autopartage fleurit la ville !
envoyé par NantesMetropole

1 janvier 2009

Contre le "one-way" proposé par Autolib Paris !

Bertrand Delanöe a annoncé en 2008 la mise en place d'un système de voitures électriques en libre service sur le modèle de Vélib'. 4000 voitures et 1400 points d'arrêts sont attendus d'ici 2011 à Paris et dans plusieurs communes proches.

Cette annonce pose un certain nombre de questions.
On peut d'abord douter sur la capacité des constructeurs automobiles à répondre aux exigences imposées par le système (voitures disponibles 24h/24). Leur manque d'anticipation et d'investissement dans les motorisations du futur se payent aujourd'hui alors que l'industrie automobile est en crise ! Et c'est l'Etat qui doit venir à la rescousse !

Surtout, c'est le concept de "one-way" mis en avant qui nous dérange. Dans un service d'autopartage classique, la voiture doit être reposée à la station de départ. Le modèle parisien (aussi appelé Autolib) repose lui sur le même principe que les vélos en libre service. On prend une voiture dans une station et on la dépose dans la station de son choix.

Les effets pervers de ce système sont nombreux :
- il faut 3 fois plus de stations que de voitures : autant d'espace à trouver et d'argent gaspillé !
- pour fonctionner, le système nécessite une logistique complexe. Il engendre des déplacements en voitures inutiles liés au rééquilibrage des stations
- la voiture vient concurrencer les transports collectifs et les modes doux. Pourquoi prendrais-je les transports en commun alors même qu'une voiture m'attend en bas de chez moi et que je peux la garer facilement ?!
- Alors que 50% des parisiens n'ont pas de voiture et vivent très bien sans, on va leur en redonner une ! Soit au final, une augmentation des trajets en voiture !

Bref, le projet d'Autolib Paris ne répond pas aux besoins des citoyens qui recherchent un usage de la voiture seulement lorsqu'elle s'avère indispensable (transports d'objets en combrants, utilisation la nuit ou en dehors de la zone de desserte performante des transports collectifs). Au contraire, en favorisant l'usage de a voiture, il va à l'encontre des objectifs des politiques de déplacements urbains (diminution de la pollution, décongestion automobile, amélioration du cadre de vie,...)

A Lyon, la question du "one-way" a été discutée et vite écartée pour les raisons évoquées ci-dessus. Espérons qu'à Paris, les élus suivront le même chemin en mettant de côté les considérations purement politiques.

Oui au développement massif de l'autopartage, Non au "one-way"
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